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Le 19 mars 2009- POKHARA (Népal)

Paradis des trekkeurs oblige, nous voici de retour d’un trek de 6 jours dans les contreforts de l’Annapurna, de Ghorepani (Poon Hill) à Ghandruk.
 
Le point de vue qu’offre Poon Hill au lever du soleil, nous fait vite oublier notre grimpée, quelque peu coriace des deux derniers jours avec un dénivelé de 2000 mètres tout en escalier. Ce promontoire, situé à 3210 mètres, offre en effet un panorama magnifique sur les pics enneigés dont l’Annapurna sud (7273m), le Machhapuchhare (6997m) et le Dhaulagiri (8167m).
Puis, c’est la descente sur Ghandruk, à travers les forets, la jungle et les villages aux maisons toutes de pierres et d’ardoises. Force est de constater que le cadre naturel spectaculaire et le sourire toujours accueillant des habitants font de ce pays une destination de rêve.

De retour à Pokhara (Seconde ville du Népal), le merveilleux exulte, lorsque la chaîne de l’Annapurna vient se refléter dans le lac.
Une visite au musée international de la montagne, nous rappelle aussi combien les montagnes népalaises, où culminent les plus hauts sommets du monde, sont rudes pour tous ces alpinistes qui les ont gravies. Parfois au péril de leur vie certes, mais qui par passion, ne l’oublions pas, entraînent aussi avec eux un grand nombre de népalais (souvent de Sherpas) dans des destins tragiques.
Dès la 1er ascension, qui en 1950 a permis à nos deux français, Maurice Herzog et Louis Lachenal de conquérir l’Annapurna I (8091m) quatre sherpas sont morts. Depuis, bien d’autres ont suivi.
C’est en pensant à tous ces hommes, qui, le plus souvent mal équipés, ont risqué leur vie pour accompagner nos alpinistes, dans le seul but de nourrir leur famille, qu’en silence, nous regardons une dernière fois les cimes enneigées…

Demain, nous rencontrerons les responsables de l’association WOCAS (Women and Community Awarness Society), afin de mieux comprendre les difficultés qu’être une femme au Népal représente. Une tout autre vision de ce beau pays nous attend.
 
Le 25 mars 2009 - Etre Femme au Népal

Bien que la condition des femmes évolue doucement aux abords des villes (notamment Katmandou et Pokhara), être femme au Népal n’est pas chose facile, dans un pays qui demeure rural à plus de 80%.
Dès la naissance, les filles sont défavorisées par rapport aux garçons.  Elles prennent, pour la plupart, leur repas après et sont retirées de l’école avant eux en cas de problème financier familial.
Devenues femmes, elles travaillent plus que les hommes, meurent plus jeunes, et leur taux d’alphabétisation est inférieur. Dans cette société fortement patriarcale, leur statut ne s’améliore que lorsqu’elles donnent naissance à un fils.
Et, même si quelques lois ont permis d’améliorer leurs conditions de vie en abrogeant  des coutumes parfois « dégradantes », père, mari ou fils, restent encore trop souvent les seuls décisionnaires de leur vie.

Quelques lois :
1920 – le Sati, qui oblige une épouse à se jeter dans le bûcher funéraire de son mari, est officiellement interdit, mais durera officieusement encore quelques années
2002  - Légalisation de l’avortement, toujours très mal perçu
2005 – Interdiction de la coutume rurale qui consiste à exiler les femmes dans les étables avec les animaux durant leurs règles


Des juristes ont recensé pas moins de 118 dispositions discriminatoires envers les femmes dans 54 lois, dont la Constitution de 1990 (sources Amnesty International).
Mais des coutumes perdurent encore, tel que le droit pour l’homme de prendre une seconde épouse si la première ne lui a pas donné d’enfant en 10 ans ; ou encore, l’obligation pour certaines veuves d’épouser le frère de leur mari décédé.
Et, bien que le 8 mars, journée internationale de la femme, soit grandement fêté à Katmandou, il reste que la grande fête de la femme au Népal, le Teej, qui dure deux à trois jours, a étonnamment  pour objet d’honorer les maris !!!

De fait, la violence conjugale reste un fléau, et si quelques téméraires osent le divorce, elles perdent la garde de leurs enfants et se retrouvent généralement montrées du doigt par la population et rejetées par leur propre famille.

Enfin, autre fléau et non des moindres, la prostitution et le sida touchent les filles des familles les plus pauvres. Enlevées et parfois vendues par les leurs, elles se retrouvent pour bon nombre d’entre elles (on les estime à environ 150 000) dans des maisons closes en Inde. Et si, victimes du sida, elles parviennent à regagner le Népal, elles sont rejetées et aucune assistance n’est prévue pour elles ou leurs enfants sidéens.
C’est dans ce contexte difficile que nous avons rencontré, non sans mal, les femmes de l’association WOCAS (Women and Community Awareness Society).

Femmes de caractère, on le serait à moins, qui avec ou sans l’approbation de leur mari, se sont lancées avec peu de moyens, dans un combat colossal qui force le respect.
 

                                                                                                                                                  Sylvie Arnaud 

(voir article dans notre rubrique Femmes du monde)

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