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Arrivée le 2 février 2009

Il est 4 heures du matin à New Delhi, nous sommes immédiatement prises dans le tourbillon de cette ville bruyante, grouillante, effarante…
Telle une initiation, on a beau avoir entendu parler  de Delhi, on ne peut comprendre ce qu’elle est tant qu’on ne l’a pas vécu.
1er escale : LAKSHMA  JHULA – Le calme enfin retrouvé !
C’est dans cette ville sainte en bordure du Gange, que nous posons nos valises pour la première fois.
Dans le cadre de  la journée mondiale de lutte contre le cancer, nous assistons à la manifestation organisée par l’Ashram de PARMARTH NIKETAN. L’objectif étant de récolter des fonds, afin de créer en Inde, le premier centre d’accueil et d’accompagnement des malades en fin de vie.
L’un des membres éminents du collectif en charge aujourd’hui de créer le premier Hospice du bord du Gange, Nanimaji, fait également appel au volontariat, personnel médical, travailleurs sociaux, mais aussi guides spirituels dont certains sont présents.
Contact : www.gangapremhospice.org

(Nanimaji est née et a grandi en Angleterre. Elle est arrivée en Inde en 1971 où elle a rencontré son maître SRI MASTARAM BABAJI à Rishikesh. Sur ses conseils elle etudie le Sanskrit et la Vedanta et pratique intensément la méditation pendant les seize années suivantes.
Après son maître MAHASAMADHI en 1987, elle part pour Gangotri et continue de méditer et d’étudier pendant huit ans. Elle participe à la création de l’Ashram de SRI MASTARAM BABAJI au nord de l’UTTAR KASHI, en bordure du Gange.)


Le 10 février 2009 - Lakshman Jhula

Nous réalisons notre première interview qui sera en ligne prochainement : ShantiMayi (mère de la paix), Guru (maître) dans l’Ashram de Sacha Dham.
Une américaine devenue Guru en Inde, ça laisse perplexe voire dubitatif. Mais sans doute avions-nous besoin nous aussi de cette « passerelle », comme elle aime se définir elle-même, entre l’occident et l’Inde.
L’Inde, ce pays tout droit sorti d’un autre temps, qui vous éclabousse, vous submerge, vous envahit et parfois même vous engloutit.
Ici, tout est paradoxe : le sadhu (quelquefois en guenilles) avec son téléphone portable ; les paysages magnifiques des bords du Gange, jonchés de détritus ; les vaches et les cochons que l’on croise à tous les coins de rue, dans cette région à 100% végétarienne ; les hindous qui vénèrent des milliers de dieux et jettent leurs ordures dans les lacs et les fleuves sacrés sous prétexte que ces derniers transforment tout ; les mariages entièrement payés par la famille de la femme et qui ne peuvent  pas se faire sans cela ; et tous ces occidentaux en recherche de spiritualité, qui semblent tellement habités qu’ils paraissent parfois complètement déconnectés de toute réalité…

Voilà ce que nous renvoie l’Inde du nord, celle du fleuve sacré et des villes saintes.
 
Le 26 février 2009 - Dharamsala - Agra


En Inde, la cuisine échappe à toute classification, tant la diversité est grande.
Difficile de ne pas succomber aux arômes divins des épices en train de mijoter, aux jus de fruits exotiques et aux curries très relevés.
Toutefois,  en dépit de toutes les précautions que vous prendrez, eu égard aux changements de nourriture, d’eau et parfois d’hygiène, vous aurez peut-être, la « turista »…
Nous voici donc de retour, après quelques jours d’absence !

De Laxman Jhula à Dharamsala
Un voyage en train, en Inde, est à lui seul un véritable périple.
Les gares surpeuplées, la foule qui s’engouffre dans les wagons, les bagages qui s’empilent par centaines…tout est on ne peut plus déconcertant.
Mais un voyage en Inde ne serait pas complet sans un voyage en train ; véritable expérience culturelle, avec sa multitude d’images et de couleurs (plus ou moins agréables), son défilé de chai-wallahs (vendeurs de thé) et ses couchettes, que l’on partage parfois avec cafards et souris lorsque vient l’heure du repas.
C’est, il est vrai, fatiguées  mais conscientes d’avoir pénétré le cœur de l’Inde, que nous avons enfin débarqué à Dharamsala, après plus de 12 heures de trajet pour un parcours de seulement 450 kms.

Connue dans le monde entier comme terre d’accueil du gouvernement tibétain en exil, Dharamsala se situe à l’ouest de l’Himachal Pradesh.
Cependant, c’est à 4 kms de là, que sa Sainteté le 14e Dalaï Lama a élu résidence, dans la petite ville de Mc Leod Ganj. Réfugié ici avec son entourage en 1960, après l’invasion du Tibet par la Chine, le Dalaï Lama a depuis été rejoint par de nombreux tibétains qui, au péril de leur vie, ont traversé et traversent encore les sommets de l’Himalaya, afin de fuir l’oppression chinoise.
Depuis, Mc Leod Ganj est devenu le centre du bouddhisme et de la culture tibétaine, et de nombreux projets ont été mis en place au profit des communautés réfugiées.

Si le Dalaï Lama n’accorde que peu d’audiences aux étrangers, compte tenu de son emploi du temps, il est toutefois possible d’assister à ses conférences à Gangchen Kyishong (siège du gouvernement tibétain). Privilège que nous n’avons malheureusement pas eu, car il était en visite à l’étranger.
Arrivée à Agra

Après une pause de quelques jours à Laxman Jhula, nous reprenons le train pour 650 kms, direction Agra. Climatisation et classe dite « supérieure » nous évitent ce coup-ci de voyager avec nos petits animaux de compagnie !
Au programme, les visites de l’un des joyaux architecturaux de l’Inde, le Taj Mahal, mais aussi du mausolée d’Akbar, du fort rouge et de la cité moghole de Fatehpur Sikri, feront de nous des touristes émerveillées.


Le 5 mars 2009- VARANASI

Plus connue en occident sous le nom de Bénarès, Varanasi fût également appelée Kashi (cité de la vie). Haut lieu de l’hindouisme, elle est l’une des villes les plus saintes de l’Inde et compte parmi les plus anciennes du monde (1400 av J.C.).
La cité de Shiva, rebaptisée Varanasi, du nom des 2 fleuves Varuna et Asi qui s’y rejoignent, reçoit chaque jour des milliers de pèlerins qui viennent laver leurs pêchés dans le Gange, ou procéder à la crémation d’un proche.

Ainsi, en nous promenant sur les ghats, nous sommes passées d’une cérémonie de mariage à celle de crémation.
Le choc des cultures est encore plus important ici qu’ailleurs, pour nous qui avons été fascinées, déconcertées, et parfois dégoutées de voir ainsi se mêler dans un même fleuve, ablutions et déjections humaines et animales, lessive et vaisselle, rejets d’égouts, Puja et restes humains issus des crémations.
D’autant que le Gange est à Varanasi, tellement pollué, que l’eau dépourvue d’oxygène est totalement contaminée, et que des milliers de vers envahissent la terre des berges.
Mais rien ni fait, pas même les campagnes de prévention ; le fleuve est sacré, censé tout transformer. Alors on s’y lave, on s’y baigne et on en boit l’eau !
Et surtout, on y dépose ses morts, afin qu’un jour peut être ils atteignent le moksa (la délivrance).

La crémation est effectivement un moment  particulier.
Les corps entourés d’un linceul sont d’abord purifiés à l’eau du Gange. Puis ils sont brûlés sur un bûcher  et les restes sont jetés dans le fleuve sacré. Seuls les enfants de moins de 10 ans, les femmes enceintes et les sadhus ne sont pas brûlés, car leur corps est considéré comme pur (ils sont attachés à une pierre et déposés au fond du fleuve).
Pendant la crémation, familles, parents, amis(les hommes seulement car les femmes considérées comme « trop sensibles » restent à la maison) et parfois les touristes, boivent un chai, discutent ou déambulent parmi les morts, dont le linceul brulé, laisse parfois apparaître un visage ou un membre calciné…
Spectacle oppressant et parfois difficile à soutenir, il faut bien l’avouer.
Mais dans l’hindouisme la crémation est une purification, un passage entre le monde physique et spirituel. Une façon de libérer les âmes afin qu’elles poursuivent le cycle des réincarnations.
Alors, les jambes un peu coupées par la scène (pour certaines), nous poursuivrons notre balade …

Demain, nous quittons l’Inde pour le Népal.
De ce pays aux mille saveurs que nous allons laisser, que restera t-il à notre retour ?
Sans doute l’envie d’y retourner un jour, afin de découvrir tout ce que nous ne sommes pas parvenues à voir, tant le choc d’une première rencontre fut grand…

                                                                                                                                                  Sylvie Arnaud 

Hindouisme : Les hindous considèrent la vie sur terre comme cyclique – c’est le cycle des réincarnations, appelé samsara. Toute nouvelle incarnation est fonction du karma (somme des actes accomplis dans les vies antérieures). Ce qui fait que seul l’être humain, par ses actes et ses connaissances, peut mettre fin à ce cycle des renaissances et atteindre le moksa (la délivrance).
On dit aussi que mourir à Varanasi permet d’atteindre le moksa. Ce qui explique l’engouement qu’ont les indiens (toutes religions confondues, à l’exception des musulmans) pour cette ville.
Contrairement à d’autres religions, l’hindouisme n’a ni fondateur, ni autorité, ni hiérarchie.
Les hindous croient au Brahman, principe neutre sans forme, éternel, incréé et infini, qui est source de toute forme de vie. Et même s’ils vénèrent des milliers de dieux et déesses, toutes les divinités sont considérées comme la manifestation du Brahman. Cependant, trois figures ressortent du panthéon Brahmanique. Cette trinité, le Trimurti, est constituée de Brahma, Vishnu et Shiva.
Brahma : ne joue un rôle que dans la création et médite le reste du temps.
Vishnu : est le protecteur. Il préserve et protège tout ce qui est dans l’univers. Bouddha, l’éveillé (à l’origine  du
bouddhisme) est considéré par les hindous comme sa neuvième réincarnation.
Shiva : est le destructeur sans lequel aucune réincarnation ne serait possible.
 (Autre divinité célèbre, Ganesh (à la tête d’éléphant) fils de Shiva et de Parvati, est le dieu de la chance)

Ghats : marches qui mènent à un fleuve ou une rivière (ici le Gange)
Puja : offrandes
Chai (se dit Tchaï) : thé au lait sucré et épicé (cardamone)
Sadhu : ascète, saint homme qui essaie d’atteindre l’éveil

 

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