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Issue d’une grande famille chinoise, les Zhen, née d’un père Han et d’une mère Mondchous, Weijia appartient à la lignée des disciples de Confucius, dont elle est la 74ème génération.
Fière de ses ancêtres, on le serait à moins, cette jeune artiste-peintre reste néanmoins d’une modestie sans commune mesure.
Elle pourrait vous parler des heures de ses aïeuls ou du savoir et du talent de son mari, artiste-peintre lui aussi. Mais sitôt qu’il s’agit de son travail, elle esquive le sujet et vous conduit au salon pour prendre une tasse de thé. Il est vrai que le thé occupe une place fondamentale en Chine. De vieux dictons chinois disent même qu’il fait parti des produits indispensables à la vie.
Alors, au cours d’un cérémonial traditionnel, d’un grand raffinement, nous savourons l’un des thés les plus réputés du Yunnan, le pù er, plus communément appelé chez nous Tuo-cha.

Weijian est une jeune femme de 34 ans, qui a débuté son apprentissage artistique par la calligraphie dès l’âge de 12 ans. Considéré en chine comme la manifestation suprême de l’art plastique, cet enseignement lui a appris à manier les outils de base, le papier, l’encre, la pierre à encre et le pinceau, également utilisés par les peintres chinois.
C’est à l’université des minorités de la Chine du sud-ouest, qu’elle parfait son art.
En 1995, à travers la peinture, elle rencontre son mari, un tibétain artiste-peintre de tangkas, aujourd’hui enseignant. Œuvres d’art  religieuses du bouddhisme ou de l’hindouisme, les tangkas représentent une déité, un mantra ou un mandala.
L'art tibétain étant intrinsèquement lié au bouddhisme tibétain et, suivant son mari dans cette nouvelle expression artistique, elle se convertit au bouddhisme à la naissance de son fils.
Très vite ils cosignent des toiles, mais face au scepticisme de certains, elle met sa signature entre parenthèses, laissant à son mari, qu’elle considère comme beaucoup plus talentueux, le soin de signer.
Plus tard, un moine bouddhiste, ne sachant pas que la toile qu’il admirait avait été réalisée à 4 mains, lui dira : « à travers cette œuvre, dans chaque coup de pinceau je sens Amour et Harmonie ».

Pour Weijia, peu importe que son nom soit connu ou non, le principal nous dit-elle « c’est que les jours s’écoulent heureux et paisibles ».
Aujourd’hui, la transmission de la culture tibétaine reste une priorité pour cette artiste, dont le seul but est de réaliser une belle peinture pour les générations à venir.

Sylvie ARNAUD (avril 2009)

Nous remercions Solenne et Xiao Gang, qui nous ont guidé et accompagné tout au long de ce beau voyage. Nous n’oublierons pas leur générosité et leur gentillesse, qui nous ont profondément touchées.
 

MANTRA

Dans l'hindouisme et le bouddhisme, le mantra est soit une formule très condensée, soit une série de syllabes assemblées en fonction de leur seule efficience magique intrinsèque, répétée de nombreuses fois suivant un certain rythme.
Ce terme sanskrit signifie arme ou outil de l'esprit (manas) et le suffixe -tra, par lui-même, signifie protection, d'où la définition usuelle de protection de l'esprit. Il pourrait s'agir là d'une vue d'étymologiste. Le mantra a pour objectif de canaliser le mental discursif et ses vertus, conjuguées à l'intention et à la concentration du récitant, sont censées conférer divers pouvoirs et bénédictions.

Le mantra est un objet ou un support de méditation. Le but de sa pratique peut être un bienfait matériel ou spirituel. Elle peut s'effectuer dans le cadre d'un rituel minimal, ou d'une liturgie (sādhana) élaborée, incluant prières, visualisations, mudrās, etc. Le récitant s'accompagne souvent d'un mālā, sorte de chapelet comportant 108 grains.

À titre d'exemple le mantra national du Tibet est le mantra de Tchenrézi, appelé familièrement le mani. Il se prononce aom mani pèmé houng en tibétain ou, en sanskrit, aom mani padmé houm (ॐ मणिपद्मेहूम्). Sa récitation se fait en concurrence avec une visualisation très détaillée du Bodhisattva de la compassion, Tchenrézi en tibétain, ou Avalokiteshvara en sanskrit. Le sens du mantra comporte de nombreuses dimensions, mais signifie grosso modo hommage au joyau du lotus, ces deux termes étant eux-mêmes de profonds symboles, que le méditant tient à l'esprit. De plus, chacune des ses syllabes est le bīja, l'essence-semence de libération de chacun des domaines ou règnes d'existence, des paradis des devas jusqu'aux enfers. C'est donc envers l'univers entier que le pratiquant envoie sa compassion. Et encore, chacune des syllabes représente une des six vertus transcendantes (pāramitās) de la pensée du Mahāyāna que le pratiquant cherche à actualiser en lui-même. L'article Mani (mantra) élabore ces significations.
Bien que typiquement liées à l'hindouisme et au bouddhisme, des pratiques analogues à la récitation de mantras se retrouvent dans la plupart des religions. Par exemple la prière du cœur dans l'Hésychasme des Chrétiens orthodoxes s'accompagne de la répétition constante du nom de Jésus dans la formule: Seigneur Jésus, prends pitié de moi, en fonction des injonctions Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé. (Act 2,24), et Priez sans cesse, en toutes choses faites eucharistie. (1 Th 15, 17-18).

MADALA est un terme sanskrit signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté. Puisqu'il désigne avant tout l'entourage sacré d'une déité, il est encore préférable d'appeler yantra les représentations plus stylisées. Le diagramme symbolique du mandala peut alors servir de support de méditation. Certains mandalas, très élaborés et codifiés, en deviennent semi-figuratifs, semi-abstraits.

(définitions données par wikipédia: http://fr.wikipedia.org)

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c-tankga
cW
d-weijia
e-pinceaux

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