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WOMEN AND COMMUNITY AWARENESS SOCIETY (WOCAS)

"Etre Femme au Népal"
Bien que la condition des femmes évolue doucement aux abords des villes (notamment Katmandou et Pokhara), être femme au Népal n’est pas chose facile, dans un pays qui demeure rural à plus de 80%.
Dès la naissance, les filles sont défavorisées par rapport aux garçons.  Elles prennent, pour la plupart, leur repas après et sont retirées de l’école avant eux en cas de problème financier familial.
Devenues femmes, elles travaillent plus que les hommes, meurent plus jeunes, et leur taux d’alphabétisation est inférieur. Dans cette société fortement patriarcale, leur statut ne s’améliore que lorsqu’elles donnent naissance à un fils.
Et, même si quelques lois ont permis d’améliorer leurs conditions de vie en abrogeant  des coutumes parfois « dégradantes », père, mari ou fils, restent encore trop souvent les seuls décisionnaires de leur vie.

Quelques lois :
1920 – le Sati, qui oblige une épouse à se jeter dans le bûcher funéraire de son mari, est officiellement interdit, mais durera officieusement encore quelques années
2002  - Légalisation de l’avortement, toujours très mal perçu
2005 – Interdiction de la coutume rurale qui consiste à exiler les femmes dans les étables avec les animaux durant leurs règles

Des juristes ont recensé pas moins de 118 dispositions discriminatoires envers les femmes dans 54 lois, dont la Constitution de 1990 (sources Amnesty International).


Mais des coutumes perdurent encore, tel que le droit pour l’homme de prendre une seconde épouse si la première ne lui a pas donné d’enfant en 10 ans ; ou encore, l’obligation pour certaines veuves d’épouser le frère de leur mari décédé.
Et, bien que le 8 mars, journée internationale de la femme, soit grandement fêté à Katmandou, il reste que la grande fête de la femme au Népal, le Teej, qui dure deux à trois jours, a étonnamment  pour objet d’honorer les maris !!!

De fait, la violence conjugale reste un fléau, et si quelques téméraires osent le divorce, elles perdent la garde de leurs enfants et se retrouvent généralement montrées du doigt par la population et rejetées par leur propre famille.

Enfin, autre fléau et non des moindres, la prostitution et le sida touchent les filles des familles les plus pauvres. Enlevées et parfois vendues par les leurs, elles se retrouvent pour bon nombre d’entre elles (on les estime à environ 150 000) dans des maisons closes en Inde. Et si, victimes du sida, elles parviennent à regagner le Népal, elles sont rejetées et aucune assistance n’est prévue pour elles ou leurs enfants sidéens.
C’est dans ce contexte difficile que nous avons rencontré, non sans mal, les femmes de l’association WOCAS (Women and Community Awareness Society).
Femmes de caractère, on le serait à moins, qui, avec ou sans l’approbation de leur mari, se sont lancées avec peu de moyens, dans un combat colossal qui force le respect.


LA RENCONTRE
15 jours déjà que nous sommes à Pokhara, au Népal, et malgré notre insistance auprès des hommes (les femmes que nous croisons ne parlent pas ou peu anglais) pour rencontrer des femmes qui mènent des projets ici, nous sommes toujours orientées sur des projets « masculins ».
Les hommes sont peu enclins à nous laisser approcher ces dames. Il nous faudra aller jusqu’à refuser de visiter leurs villages, leurs écoles et leurs associations, pour apprendre que l’épouse du propriétaire de la guesthouse dans laquelle nous avons élu domicile, est membre d’une association qui « peut être pourrait nous intéresser »…
Le rendez-vous est fixé, nous allons rencontrer les femmes de l’association WOCAS.
Nous nous retrouvons dans les bureaux annexes d’un établissement scolaire, où nous comprenons que la présidente de l’association va nous rejoindre.
Un accueil chaleureux nous est réservé et, malgré quelques difficultés de compréhension, une ambiance sympathique et enjouée s’installe très vite autour du coutumier thé népalais.
Nous apprenons que l’établissement scolaire a été créé par l’association afin d’aider les enfants des femmes seules ou démunies à suivre une scolarité. Il compte aujourd’hui pas moins de 140 élèves, et certains membres de l’association, sont également enseignantes bénévoles ici.
Nous échangeons quelques points de vue complices sur la situation des femmes au Népal, qui, a bien des égards, nous rappelle celle des femmes européennes il n’y a pas si longtemps. Puis, nous sommes invitées à revenir le lendemain afin de visiter quelques lieux où se déroulent les programmes et actions menés par WOCAS.
Des belles rencontres qui nous permettront de découvrir :l’établissement scolaire, le centre d’alphabétisation qui reçoit actuellement 32 personnes sur Pokhara, un atelier de couture devenu entièrement autonome grâce à l’enseignement toujours bénévole des membres de WOCAS, une serre de culture de champignons, et enfin plusieurs familles au sein desquelles sont mises à disposition des ruches dont le miel prélevé alimente enfants et parents.
Tout un dispositif qui nous aide à mieux appréhender le travail prodigieux que mène depuis 12 ans maintenant Gat KURAMI GURUNG, la présidente, ainsi que l’ensemble  des membres de l’association WOCAS, 42 membres actifs à notre arrivée, dont nous viendrons renforcer les rangs par solidarité et surtout par respect pour tout ce travail accompli.

WOMEN AND COMMUNITY AWARENESS SOCIETY (WOCAS)
L’ASSOCIATION
Consciente de l’absolue nécessité de mettre un terme aux persécutions et discriminations dont sont victimes les femmes, Gat KUMARI GURUNG crée, en 1997 (2054 au Népal), avec une poignée de femmes, l’association WOCAS.
Une association non gouvernementale, à but non lucratif, soutenue par des fonds locaux et un grand nombre de bénévoles.

Si les campagnes contre la violence faite aux femmes demeurent un des sujets de prédilection du groupe, très vite ces « humanistes », mères et femmes au foyer pour la plupart, étendent leurs actions aux plus démunis, femmes, enfants et hommes.
En demandant l’implication des femmes et des plus défavorisés dans la vie socio-politique, l’association souhaite ainsi obtenir une société prospère, équitable, créative, basée sur la justice sociale et l’égalité de tous, notamment en ce qui concerne la discrimination liée au système de castes.
Dès lors un grand nombre d’actions sont mises en place.
Santé, éduction, habitat, vie sociale et politique, autant de secteurs dans lesquels WOCAS développe  séminaires et programmes au bénéfice des communautés nécessiteuses.
LES ACTIONS
Les programmes de l’association couvrent le district de Kaski, avec une implication plus importante sur les zones où vivent un grand nombre de personnes désavantagées et marginalisées.
Aujourd’hui, les actions menées par WOCAS sont les suivantes:
•    Mise en place d’ateliers et tenue de réunions nécessaires à la prise de conscience des violences conjugales;
•    Organisation de camps de santé (soins gratuits et distribution de médicaments);
•    Soutien financier pour les étudiants pauvres ;
•    Gestion d’un établissement scolaire primaire et secondaire, pour les enfants de femmes démunies ;
•    Cours d’alphabétisation pour les femmes et les groupes marginalisés ;
•    Soutiens et conseils dispensés aux femmes vulnérables (divorcées, veuves ou ayant à résoudre des problèmes juridiques…) ;
•    Organisation de défilés et d’actions spécifiques pour marquer la journée de la femme ;
•    Tenue de conférences, rencontres, séminaires, ateliers, discussions, notamment sur le thème du travail des femmes ;
•    Apprentissage des femmes aux métiers de la couture, de l’agriculture, de l’apiculture…afin de les rendre autonomes.

Par le biais de ces actions, menées dans le but d’établir l’égalité de tous dans la communauté, WOCAS souhaite obtenir l’implication de chaque femme et de chaque homme dans les processus de décision et de contrôle des ressources.
En ce sens, l’association prône l’amélioration de la communication, de la coopération et de la solidarité entre les organisations ayant des objectifs et buts communs, et fait des réseaux l’une de ses stratégies principales. Elle travaille déjà en coopération avec Higasi Hiroshima au Japon afin d’augmenter ses activités et ses fonds, encore très insuffisants compte tenu du travail gigantesque qu’il reste à accomplir au Népal.

Souhaitons leur bonne chance, dans l’accomplissement de leur mission, oh combien méritante !

Sylvie ARNAUD


Nous remercions, Gat, Yashoda, Sita et Parbati, ainsi que toutes les femmes que nous avons eu la chance de rencontrer par leur intermédiaire, pour leur  disponibilité et leur accueil chaleureux

 

WOMEN AND COMMUNITY AWARENESS SOCIETY (WOCAS)

Association non gouvernementale à but non lucratif, créée en 1997 dans le district de Kaski.

Adresse: Pokhara Sub-Metropolitan City Ward 8, Prithvi Chowk (Népal)

Téléphone: (977) 061 533769

E-mail: wocaspkr@fewamail.com.np

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