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PARLEZ LUI DES CHEVAUX

Fille d’institutrice et d’artiste peintre, née en banlieue Parisienne, rien ne prédestinait Bérengère GUILLOU, à devenir éleveuse de chevaux sur ce territoire montagneux, situé à l’extrémité du sillon méridional alpin qu’est le Trièves.
Pourtant, à l’heure où s’ouvrent à nous les portes des contes de fées, elle rêvait déjà de chevauchées.
« J’avais 6 ans lorsqu’au cours d’un week-end en famille je suis sortie très tôt de la maison. Quand mes parents, fous d’inquiétude, m’ont retrouvée, j’étais assise dans un champ à regarder des chevaux».
Commencent alors les cours d’équitation poney, saut d’obstacle, attelage…
 
Aujourd’hui exploitante agricole, Bérengère est, à 38 ans, une jeune chef d’entreprise très occupée.
En octobre 2008, profitant des projets « jeunes agriculteurs » elle achète le corps de ferme et les terres sur lesquelles elle va enfin pouvoir développer les activités qu’elle a créées il y a 8 ans.
Centre équestre, élevage, dressage (éthologie), compétition d’endurance… remplissent les journées de cette maman de deux petites filles, Bérénice (6 ans), Maël (3 ans) et Pénélope (1an) au parcours assez exceptionnel.
 
A peine sortie de l’ENSAR (Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes), elle travaille 18 mois comme chargée d’étude « petits prédateurs » auprès de la fédération des chasseurs de l’Isère. Mais son besoin d’autonomie et, plus que tout, sa déception de certains milieux politiques écologiques, qui ont, nous dit-elle, « une fâcheuse tendance à privilégier le pouvoir à l’objet », pousse cette puriste de l’environnement à stopper net sa carrière.
Elle se tourne alors tout naturellement vers sa passion.
Besoin de se retrouver et de confirmer son choix, elle part en randonnée avec Kisko la jument qu’elle a achetée avec son premier salaire et qui l’accompagne aujourd’hui encore.
Durant 2 mois, en autonomie complète, de Grenoble aux Saintes-Maries-de -la-Mer, elle va parcourir plus de 300 km. Un périple nécessaire selon elle, qui confirme son choix et ses projets, monter son centre équestre.
 
« Je ne suis pas une fille à papa venue à l’équitation. J’ai démarré sans un sou en poche » souligne-t-elle.
On l’avait bien compris, Bérengère sait non seulement ce qu’elle veut, mais ne fait jamais les choses à moitié. Vivre de sa passion c’est bien, mais il faut être compétente. Des compétences dont on ne doute plus à la seule lecture de son CV.
 
En mars 2001, elle ouvre son premier centre à Cordéac (Isère).
Des terres (8 à 10 hectares) et un hangar, sont mis à sa disposition par la commune.
Dans cette région superbe au charme fou, mais aux conditions climatiques difficiles, elle va s’occuper dès son installation de 10 chevaux.
Travaillant sans relâche et quel que soit le climat, « la petite étrangère » comme on l’appelle dans le pays impose vite le respect.
 
Après le centre équestre qu’elle monte de toute pièce, elle créé son propre élevage d’Akhal Téké. Cheval racé (pur sang) d’Asie centrale, l’Akhal Téké forgé par les rudes conditions de son existence, à la fois cheval de guerre et cheval du désert, est courageux, intelligent, vif et endurant. Des qualités qui amènent notre éleveuse à la compétition d’endurance.
Suivie dans cette discipline par de jeunes cavaliers qu’elle forme, Bérengère GUILLOU mène rapidement son équipe au championnat de France des jeunes cavaliers d’endurance.
 
Mais au-delà de la performance cette amoureuse de la nature recherche avant tout l’équilibre. Persuadée que l’environnement et les conditions de vie ont une influence primordiale sur le comportement de ses chevaux, elle transporte son activité sur les terres de l’Obiou qui sont aujourd’hui les siennes.
Davantage d'infrastructures et surtout de terres (40 hectares) permettent aux chevaux de vivre en pleine nature. L’élevage devient alors un « extensif », les chevaux vivent dehors, ne rentrent que si nécessaire et mangent l’herbe des prairies.
Et pour parfaire le tout, Bérengère se met à l’équitation éthologique.
Au terme Ethologie, qu’elle qualifie d’impropre, ou à celui de chuchoteur, qui la fait sourire, elle préfère en effet l’équitation éthologique. Un langage corporel, qui au lieu d’imposer au cheval le langage humain, oblige le dresseur à essayer de comprendre le cheval.
 
Toutefois, si lâcher les chevaux sur 40 hectares permet un épanouissement complet du troupeau, faut-il encore allez les chercher. Et c’est là que Bérengère GUILLOU a une idée toute novatrice, travailler avec un chien de berger.
La discipline n’existe pas ? Qu’à cela ne tienne, elle va la créer. Elle suit un stage agricole de dressage de chiens pour ovin et bovin et achète Till, chienne de la race des « Border collie » dont elle fait aujourd’hui l’élevage et bien sur le dressage.
En 2008, elle se tourne de manière décisive vers les « médecines naturelles » pour ses chevaux (ostéopathie, aroma- et phytothérapie), afin d'être en accord avec sa philosophie d'élevage.
Son prochain objectif, le parage naturel, apprendre à soigner les sabots des chevaux afin de  ne plus les ferrer.
 
Des projets, Bérengère n’en manque pas.
Avec l’acquisition de ses terres elle commencera dès le printemps la rénovation du corps de ferme où elle devrait installer un gite et à quelques mètres de là construire un bâtiment de 400m2 pour les chevaux et les cavaliers.
Et pour continuer à mener à bien ses projets d’exploitante agricole, comme elle se qualifie elle-même, elle envisage même une association prochaine avec Laéticia DUCANOS, actuellement en formation chez elle, à qui elle délèguerait la direction du centre équestre.
 
Une entreprise qui est, et restera, exclusivement féminine.
Car même si son compagnon Laurent, participe aux travaux de rénovation, ne vous y trompez pas sur ses terres, le maitre, c’est elle !
 
PARLEZ LUI DES CHEVAUX…et ce petit bout de femme, à la voix fluette, presque trop discrète, s’animera d’une force et d’une passion incommensurable.
 
Aussi à la question : est-ce qu’être une femme a été un handicap dans ce métier ?
 
Bérengère GUILLOU ne pouvait que rétorquer « être une femme en milieu rural ça rend toujours un peu suspicieux. Mais lorsqu’ils m’ont vue m’occuper des chevaux qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, avant, pendant et après mes trois grossesses, j’ai obtenu le respect et surtout l’aide de tous !
Alors on peut dire qu’être une femme est même devenu un atout ».

Sylvie ARNAUD

http://www.lescavalcades.fr/

Carte d’identité

Le site:  www.lescavalcades.fr

Nom :  Bérengère GUILLOU

Née: le 15 avril 1971 à Thiais (94)

Profession :  Exploitante agricole (spécialité : centre équestre et élevage)

Lieu  et activités : « Les Cavalcades de l'Obiou » Ferme des Chirons 38710 Mens
Centre équestre, équitation éthologique, élevage d'Akhal Téké de Pur Sang, de chevaux/poneys de sport et de loisir…

Formations :

  • Ingénieur agronome spécialisé en environnement,
  • Formation ATE (Accompagnateur de Tourisme Equestre) pour la randonnée,
  • l’AFRAT (association pour la Formation des Ruraux aux Activités du Tourisme),
  • Une formation de responsable d’entreprise du tourisme équestre
  • BEES 1er degré (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif Equitation).
  • Formation en Ethologie

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